Je suis le cerveau malade de Jack.
Ou en l'occurence, celui de Chuck.
Chuck Palahniuk, que j'ose à peine propulser au rang de "romancier favori", tant j'ai peur qu'on y voit la preuve irréfutable d'une altération mentale naissante ou d'une perversion latente.
Chuck, dont la brutale folie et l'irraisonnable furie provoque l'indéniable frisson littéraire que mon quotidien nécessitait. Le malaise est palpable, la nausée n'est plus très loin et pourtant rien ne me ferait refermer le livre.
Je suis le cerveau malade de Chuck. A moins que Chuck ne soit mon cerveau malade ???
L'un dans l'autre, je m'y retrouve.

Chuck Palahniuk, que j'ose à peine propulser au rang de "romancier favori", tant j'ai peur qu'on y voit la preuve irréfutable d'une altération mentale naissante ou d'une perversion latente.
Chuck, dont la brutale folie et l'irraisonnable furie provoque l'indéniable frisson littéraire que mon quotidien nécessitait. Le malaise est palpable, la nausée n'est plus très loin et pourtant rien ne me ferait refermer le livre.
Pour les non-initiés, Chuck Palhaniuk, c'est le psychopathe derrière Fight Club, dont l'adaptation cinématographique de David Finscher est restée dans les annales du 7ème art. C'est le mec qui dans Berceuse nous invite à découvrir le conte africain capable de tuer dans son sommeil celui à qui il est sussuré. C'est celui qui déroule une vingtaine de nouvelles vicieuses, macabres, perverses dans A l'estomac et en fait la structure brinquebalante du récit claustrophobique de vingt pseudo-écrivains, se laissant volontairement enfermer durant trois mois et s'automassacrant dans l'optique de se fournir la matière première au futur classique de la littérature d'horreur qu'ils ont l'intention de produire...
En règle générale, c'est celui qui se cache derrière les plus inavouables travers humains, les transcende dans toute leur horreur et dans tout leur naturel. Car pour Palahniuk, l'homme est naturellement un loup pour lui-même, rendu monstrueux par les travers d'une société cynique et violente.
Ajoutons à ça une précision inébranlable dans ce catalogue de perversions, à la limite de l'encyclopédique et le malaise prendra une nouvelle dimension, bien trop réaliste.
Chuck, c'est celui qui a eu enfin tellement de mal à se faire publier et c'eût été une inconsolable erreur...
En règle générale, c'est celui qui se cache derrière les plus inavouables travers humains, les transcende dans toute leur horreur et dans tout leur naturel. Car pour Palahniuk, l'homme est naturellement un loup pour lui-même, rendu monstrueux par les travers d'une société cynique et violente.
Ajoutons à ça une précision inébranlable dans ce catalogue de perversions, à la limite de l'encyclopédique et le malaise prendra une nouvelle dimension, bien trop réaliste.
Chuck, c'est celui qui a eu enfin tellement de mal à se faire publier et c'eût été une inconsolable erreur...
Je suis le cerveau malade de Chuck. A moins que Chuck ne soit mon cerveau malade ???
L'un dans l'autre, je m'y retrouve.

Libellés : littérature, Palhaniuk